Le Pr Gilles Boeuf, spécialiste mondial de la biodiversité, va donner une série de conférences à Almaty et à Bichkek

22-26 janvier 2018

Le Professeur Gilles BOEUF est président honoraire du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, ancien conseiller scientifique de la Ministre Ségolène Royal, qu’il a notamment assisté dans la préparation de la conférence de Paris sur le climat (2015). Il est également membre de la plateforme IPBES (« GIEC de la biodiversité »). Il participera le 25 janvier à la Nuit des idées à Almaty organisée par l’Alliance française et l’Institut Sorbonne-Kazakhstan, avec le concours de l’Ambassade de France au Kazakhstan et de l’Institut français d’études sur l’Asie centrale (IFEAC).


Il prononcera plusieurs conférences auprès des étudiants et des chercheurs d’Almaty et de Bichkek.




  • A la Faculté de géographie et des resources naturelles de la prestigieuse université KazNU « Al-Farabi » :

Le jeudi 25 janvier, à 11h00, à l’invitation du doyen de la faculté, le Pr Vitali Salnikov et du Pr Roman Yashchenko, titulaire de la chaire UNESCO - développement durable

Lieu : bibliothèque

Public : ouvert

Thème : La biodiversité à l’épreuve du climat (« Biodiversity and climate change » - la conférence sera prononcée en anglais) - affiche - poster


Le jeudi 25 janvier à 14h00, à l’invitation du Centre franco-kazakhstanais en géo-énergies

Lieu : salle 214 à la Faculté de biologie

Public : ouvert, plutôt destiné à des ingénieurs et à des biologistes

Thème : Biodiversité et bioinspiration (« Biodiversity and biomimetism ») - la conférence sera prononcée en anglais) - affiche - poster


  • A Bichkek, en collaboration avec l’Ambassade de France, l’Institut français d’études de l’Asie centrale à l’Université :

Le 22 janvier à 16h00

Lieu : Université américaine de l’Asie centrale

Public : ouvert, grand public, suivi d’un mini-débat dans le cadre de la Nuit des idées à Bichkek

Thème : « La biodiversité à l’épreuve du climat »


  • A Bichkek, en collaboration avec l’Ambassade de France, l’Institut français d’études de l’Asie centrale et l’Alliance française :

Le 23 janvier à 18h00

Lieu : Alliance française de Bichkek (Ogonbaev 242, Bibliothèque de Bayalinov)

Public : ouvert, grand public, suivi d’un mini-débat dans le cadre de la Nuit des idées à Bichkek

Thème : « L’humain dans la biodiversité »



Contact :

M. Marcellin Guillemin, expert technique international du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, directeur du Centre franco-kazakhstanais en géo-énergies (Université KazNU « Al-Farabi ») - courriel, +7 775 6179259, +7 727 3773522



Gilles BOEUF est Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, Sorbonne-Universités (UPMC), et effectue ses travaux de recherche au sein de l’Unité « Biologie intégrative des organismes marins » au Laboratoire Arago (Observatoire Océanologique) à Banyuls-sur-mer, dans les Pyrénées Orientales. Il a été le Président du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), à Paris, entre 2009 et 2015. Après avoir passé vingt ans à l’IFREMER, il a dirigé l’Observatoire Océanologique de Banyuls, puis pendant quatre ans de l’Unité CNRS/UPMC « Modèles en biologie cellulaire et évolutive ». Il a été membre de nombreux Conseils Scientifiques (ancien président du Comité Scientifique de l’IFREMER, du CIRAD et du MNHN). Il a siégé au Comité National de la Recherche (1991-2000). Ancien membre du Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité auprès du Ministère de l’Environnement, il a a également présidé la Commission Environnement de la Fondation de France. Il a été le conseiller scientifique pour les sciences de la vie et de la nature, le climat et l’océan au Cabinet de Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer (MEEM) et conseiller scientifique auprès du président du MNHN entre 2015 et 2017.
Il préside aujourd’hui le Conseil Scientifique de l’Agence Française pour la Biodiversité ainsi que l’Association de gestion de la Réserve Naturelle de la forêt de la Massane (Pyrénées Orientales) et le Pôle national d’entomologie forestière OPIE-ONF, participe aux travaux du Conseil Scientifique du CIRAD (Centre de coopération international en Recherche Agronomique pour le Développement) du Comité scientifique de l’Office National des Forêts, du Comité de Perfectionnement du Centre Scientifique de Monaco, du Conseil Scientifique « CDC - Biodiversité », filiale de la Caisse des Dépôts et Conciliations, du Bureau de l’IPBES (International Platform for Biodiversity and Ecological Services - Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques des Nations-Unies).
Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite, il a aussi reçu en 2013 la Grande Médaille Albert 1er pour l’ensemble de sa carrière, dédiée aux mers et à l’océan. Il a été élu professeur invité au Collège de France sur la Chaire « Développement durable, énergie, environnement et société » pour l’année universitaire 2013-2014, consacrant son enseignement aux interactions entre la biodiversité et l’humanité.
Gilles BOEUF a fait sa thèse de troisième cycle à la station de biologie marine d’Arcachon. Il a ensuite travaillé comme chargé puis directeur de recherche pour le CNEXO puis l’IFREMER, pour lesquels il était alors basé à Brest. Il a obtenu son doctorat d’Etat à l’Université de Bretagne Occidentale à Brest en 1985, sur la préparation à la migration chez les poissons salmonidés. Nommé professeur à l’UPMC en 199, il est affecté à Banyuls, où il poursuit encore partie de ses activités d’enseignement et de recherche. Il a effectué plus de 130 missions à l’étranger, à destination de plus de 90 pays, et a séjourné plus de trois années au Chili.
C’est un spécialiste de physiologie environnementale et de biodiversité. Il a longtemps travaillé sur la migration des poissons salmonidés et a abordé par des approches de physiologie expérimentale et d’endocrinologie divers mécanismes adaptatifs et évolutifs chez les animaux. Il s’est particulièrement intéressé aux mécanismes du développement, de la croissance et de l’adaptation chez les poissons. Il a beaucoup travaillé et écrit en matière de bases biologiques de l’aquaculture et de biodiversité, marine et continentale. Il est l’auteur de plus de 400 publications nationales et internationales (h-index à 39, plus de 4 000 citations, moyenne > 33), participe à des Congrès et est fréquemment invité à l’étranger. Il a co-organisé avec B Swynghedauw et J F Toussaint en octobre 2010 au Muséum à Paris le Colloque « L’Homme peut-il s’adapter à lui-même ? » et, en novembre 2011, organisé celui de la Fondation des Treilles, dans le Var, domaine de l’Académie des Sciences, intitulé « La biodiversité et son évolution, limites de l’adaptabilité des systèmes ». Il a co-organisé avec le Commissariat Général au Développement Durable le colloque sur la bio-inspiration et le bio-mimétisme au Muséum le 10 décembre 2012. Il a animé le thème « Biodiversité » à la Conférence Environnementale des 14-15 sept 2012 au Conseil Economique, Social et Environnemental et au colloque de l’Agence Nationale de la Recherche « 8 ans de recherche sur l’environnement » le 11 décembre 2012, au Collège de France. Il a donné l’une des conférences d’ouverture du Colloque « Quel Droit pour la haute Mer ? » au CESE le 11 avril 2013. Il a été l’un des scientifiques intervenant au Colloque de la CPU sur la biodiversité le 19 février 2014 au Muséum. Il a organisé au Collège de France les 22 et 23 mai 2014 un second colloque sur le thème « L’Homme peut-il s’adapter à lui-même ? Ses limites d’acceptation ». Tous les enseignements, leçon inaugurale, cours publics et le colloque sont disponibles sur le site du Collège et ont été repris à diverses reprises sur France Culture. Un ouvrage collectif est sorti en juin 2017 chez Quae « L’Homme peut-il accepter ses limites ? », avec B Swynghedauw et J F Toussaint. Un MOOC « Biodiversité » qu’il a animé en 2014-2015 est disponible sur le site de l’UVED et un second a été réalisé en 2017, « Biodiversité et changements globaux ». Il a présidé le CEEBIOS, centre de réflexion dédié au bio-mimétisme, à Senlis en 2014-2015 et continue de faire partie du Conseil scientifique. Il a donné l’une des conférences d’ouverture à Strasbourg en mai 2015 pour lancer l’Agence Française pour la biodiversité.
Il fait de nombreuses conférences en France et à l’étranger (> 110 en 2014, > 120 en 2015, 110 en 2016, 110 en 2017) abordant les thèmes de l’océan, de la biodiversité, de l’adaptation au milieu, du changement climatique, du rôle de l’eau dans le vivant et des ressources vivantes marines. Très impliqué dans les évènements de l’année internationale de la biodiversité en 2010, (ouverture des Colloques de l’Unesco des 25 et 26 janvier à Paris et de la Conférence française à Chamonix en mai), avec plus de 60 interventions, il a également contribué à l’organisation de la COP21. Investi dans la sensibilité du public, il a rédigé plusieurs chroniques dans les grands médias français durant l‘été 2015 (le Monde, Libération, le Point, l’Express, l’Eléphant, Ouest-France, Géo, le 1…). Il poursuit actuellement ses activités en France et à l’étranger, où il est intervenu pour le Collège de France et le Ministère des Affaires étrangères au Brésil, en Belgique, en Indonésie, en Corée, en Tunisie en 2014, en Grèce, en Autriche, en Inde, au Chili, en Roumanie, en Chine, au Botswana, en Namibie, en Zambie, au Ghana en 2015, au Chili, en Egypte, en Ethiopie, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Sénégal, en République démocratique du Congo, au Gabon, au Nigeria, aux USA, au Maroc, au Mozambique, en Tanzanie, en Norvège en 2016, en Macédoine, Guyane, île de la Réunion, Mexique, Suède, Maroc et Luxembourg en 2017. Il contribue aux travaux des programmes biodiversité et océan de la COP au sein de de la plate-forme océan-climat. Il participe à de nombreuses émissions de radio et de télévision, comme très récemment la « Tête au carré » ou « le téléphone sonne » ou encore le « Grand Atelier » sur France Inter. Il est allé de nombreuses fois en Afrique et a pu s’intéresser aux grandes réserves, Ouganda, Botswana, Namibie, Tanzanie, Zambie et Mozambique. Il a participé à l’action dédiée au respect de l’animal en participant à des conférences au Sénat, à la Cité des Sciences, et sur divers autres sites, rédigeant plusieurs chapitres de livres comme « Révolutions animales » (2016) ou encore « L’animal est-il l’avenir de l’Homme ? » (2017). Il a participé et donné une conférence au « One Planet Summit » à Paris à la Station F et sur l’île Séghin les 11 et 12 décembre 2017.

Sélection de publications pour le grand public :

  • The Mediterranean Region, biodiversity in space and time, Oxford University Press in 2010,
  • Quelle Terre allons-nous laisser à nos enfants ? Dans « Aux origines de l’environnement », chez Fayard, en 2010,
  • Water, a key molecule for living, water in metabolism and biodiversity, in “Water : the forgotten molecule”, chez Pan Stanford Publishing, en 2011
  • « L’Homme peut-il s’adapter à lui-même ? », chez Quae en 2012 (co-édition),
  • Biodiversité en environnement marin, chez Quae en 2013,
  • Premier chapitre du livre “Vulnérabilité du système océanique” chez Hermés ISTE en 2014,
  • « Biodiversity in the Marine Environment » chez Springer en 2014,
  • Sa leçon inaugurale au Collège de France, « Biodiversité, de l’océan à la Cité » a été publiée chez Fayard en mai 2014.
  • En 2015, est sorti le tome 5/6 de la revue « Vivre durablement » dans laquelle apparaît le chapitre « Biodiversité et bio-inspiration ».
  • Il a participé en 2015 à deux ouvrages sortis pour la réouverture du Musée de l’Homme, « Devenir humains » et « Une belle histoire de l’Homme »,
  • Deux chapitres dans le livre « Révolutions animales » chez Les liens qui libèrent, juin 2016,
  • « L’Homme peut-il accepter ses limites ? » chez Quae en juin 2017,
  • Différents chapitres d’ouvrages du CNRS ont été publiés à l’automne 2017, « L’océan à découvert » et « S’adapter au changement climatique ».




Plus d’information :

  • Sorbonne-Université (résultant de la fusion de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne et de l’Université Pierre et Marie Curie, effective à compter du 1er janvier 2018)