Présentation de la capitale

Fondée en 1824, la cité s’est tout d’abord appelée Aqmola et était une forteresse russe. Elle devient Tselinograd en 1961, suite à la politique de mise en valeur des « terres vierges » par Nikita Krouchtchev (du russe ’tselina’). En 1991, au moment de l’indépendance du pays, elle redevient Aqmola, puis Astana (littéralement ’capitale’) en 1998, année où elle acquiert une reconnaissance internationale ; elle est désignée « Ville du Monde » par l’Unesco.
D’abord située sur la rive droite de la rivière Esil (Ishim, en russe), au centre d’une vaste plaine à blé, au milieu des steppes, au milieu de nulle part, Astana devient une capitale administrative, accueille le gouvernement puis les différentes Ambassades étrangères qui se voient contraintes d’abandonner la belle Almaty (l’ancienne Alma-Ata) blottie tout au sud au pied d’imposantes montagnes.
En vingt ans, la petite Aqmola franchit l’Ishim et dote sa rive gauche de quartiers futuristes et de bâtiments construits par des architectes prestigieux : Norman Foster en 2006 y construit « le Palais de la Paix », une belle salle de spectacle blottie dans une pyramide, et en 2010 « Kahn Shatyr » un centre commercial qui tient de la tente et du vaisseau spatial et qui dispose au dernier étage d’une plage avec du sable des Maldives. En 2011 les Italiens Manfreda et Luca Nicolletti livrent un bel auditorium afin d’accueillir de prestigieux chefs d’orchestre. Un nouvel opéra est en construction.
Astana compte aujourd’hui environ 715.000 habitants, a sa propre Tour Eiffel « Baïterek » et ses deux rives, tout comme Paris ! Elle a accueilli le sommet de l’OSCE en décembre 2010, organisé les jeux d’hiver eurasiatiques en janvier 2011, et posé sa candidature pour organiser en 2017 une exposition universelle spécialisée sur le thème « l’énergie du futur ».
Reste l’hiver, livrée au vent sibérien qui l’oblige à fermer les routes vers les villes les plus proches en cas de tempête (bouran), Astana voit parfois le thermomètre descendre à moins 40°. Il convient alors de se bien vêtir. Hiver supportable pour qui ne travaille pas à l’extérieur car la lumière y est extraordinaire : le soleil brille en permanence et le ciel, lui, est imperturbablement bleu.