Les « Initiatives d’excellence » : les universités françaises dans la mondialisation

Pour renforcer leur compétitivité dans un marché mondialisé, des regroupements d’universités et de grandes écoles - dits "Initiatives d’excellence" (Idex) - sont engagés depuis plusieurs années. L’objectif est doter la France de 5 à 10 initiatives d’excellence capables de rivaliser avec les meilleures universités du monde.

Soutenues par l’Etat avec une dotation globale de plus de 6.35 milliards d’euro, elles visent à atteindre une masse critique similaire aux campus universitaires et de recherche de rang mondial.

Des projets scientifiques ambitieux, un partenariat étroit avec le tissu économique

Les Idex regroupent, selon une logique de territoire, des établissements d’enseignement supérieur et de recherche déjà reconnus pour leur excellence scientifique et pédagogique, capables d’assurer leur visibilité et leur attractivité à l’échelle internationale. Elles sont en lien étroit avec le monde économique afin d’accélérer l’innovation et le transfert technologique vers les entreprises.

Un objectif : doter la France de 5 à 10 initiatives d’excellence capables de rivaliser avec les meilleures universités du monde

Au total, à l’heure actuelle, huit projets ont été retenus par un jury international et le gouvernement dont trois à Paris et en région parisienne.

  • Ainsi le campus de "Paris-Saclay" devrait prendre place parmi les dix premières du classement de Shanghaï d’ici quelques années.
  • Quant à "Université Sorbonne Paris Cité" (USPC), son ambition est de figurer parmi les dix meilleures universités européennes et les 30 meilleures mondiales au début des années 2020.
  • A*MIDEX (Aix-Marseille) vise à permettre d’intégrer dans les 10 prochaines années le top 20 des universités européennes et le top 100 des universités mondiales.

Liste des Idex retenues suite à deux vagues d’appels à projets :

1. Après un premier appel à projets fin 2010, 3 premières Idex ont été sélectionnées :

  • Bordeaux, portée par le PRES "Université de Bordeaux" rassemblant les 4 universités, l’Institut polytechnique de Bordeaux et Sciences Po Bordeaux.
  • Unistra portée par l’Université de Strasbourg, unifiée en 2009 à partir des 3 universités Louis Pasteur, Marc Bloch et Robert Schumann.
  • Paris Sciences et Lettres (PSL*) portée par une Fondation de coopération scientifique associant 13 partenaires dont le Collège de France, l’Ecole normale supérieure, l’Université Paris-Dauphine, l’ESPCI ParisTech, Chimie ParisTech, l’Observatoire de Paris, l’Institut Curie, l’Institut Louis Bachelier.

2. Cinq projets ont été retenus lors de la deuxième vague d’appels à projets :

  • A*MIDEX (Aix-Marseille University Idex) regroupant le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur Aix-Marseille Université et ses partenaires tels que l’Ecole Centrale de Marseille, Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence
  • UNITI (Université de Toulouse) dont le porteur de projet est le PRES Université de Toulouse. Cet Idex regroupe 4 Universités, 11 écoles d’ingénieur, 6 instituts et écoles.
  • Paris-Saclay porté par la Fondation de coopération scientifique Campus Paris-Saclay regroupant entre autres AgroParisTech, l’Ecole normale supérieure de Cachan, Ecole polytechnique, HEC Paris et l’Université Paris-Sud
  • SUPER (Sorbonne Université) rassemblant entre autres les Universités Panthéon-Assas, Paris-Sorbonne et Pierre et Marie Curie, l’INSEAD et l’Université de technologie de Compiègne (UTC).
  • USPC (Université Sorbonne Paris Cité) avec pour porteur de projet le PRES Sorbonne Paris Cité composé quatre universités (Sorbonne Nouvelle, Paris Descartes, Paris Diderot et Paris 13) et quatre grandes écoles ou instituts (Sciences Po, l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique, l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales et l’Institut de Physique du Globe de Paris)